mer. Fév 1st, 2023
person bike beside beige concrete building

Non loin de l’Opéra Garnier, le boulevard des Capucines s’ouvre sur une petite rue piétonne, la rue Edouard-VII qui mène à une place secrète mais majestueuse : la place Edouard-VII. Comme son nom l’indique, la place fait référence au roi d’Angleterre, Edouard VII. Et, bien sûr, plusieurs détails anecdotiques vous donneront envie de découvrir cette jolie place du centre de Paris hors des sentiers battus.

 Les origines de la rue et de la place Edouard-VII

La rue Edouard-VII est une rue privée située dans le 9e arrondissement. Elle commence au 16-22, boulevard des Capucines . Loin de l’agitation de l’Opéra, il est bon de se réfugier dans l’un des charmants petits cafés pour prendre une boisson fraîche en terrasse.

Tout remonte à la Belle Époque sur Paris 16 !

La rue Édouard-VII a été créée entre 1911 et 1913 à l’initiative du promoteur Arthur Millon et de son associé Henry Wiener. À l’origine, l’ensemble était composé d’immeubles avec des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux aux étages, d’un hôtel et du théâtre Édouard VII. La rue débouche sur une place inaugurée en 1911 (Place Edouard-VII). C’était le site d’une compagnie de calèches appelée Compagnie générale des Omnibus (ou CGO) qui y abrite 500 chevaux et 200 calèches.

Au centre de la place se trouve le théâtre Edouard VII construit en 1913 par un architecte anglais, William Sprague.

L’introduction du Kinemacolor

C’était d’abord un cinéma, exploité par un pionnier de l’industrie cinématographique, Charles Urban (1867-1942). Ce producteur de films anglo-américain a introduit le système cinématographique Kinemacolor.
Kinemacolor a été le premier procédé cinématographique en couleur à connaître le succès, utilisé commercialement de 1908 à 1914. En 1916, le cinéma cède la place aux représentations théâtrales.

Un mécène royal !

Le théâtre ne pouvait trouver meilleur mécène que le souverain d’Angleterre, le roi Édouard VII, dont on disait qu’il était « le plus parisien des rois anglais ». En effet, la rue et la place ont été baptisées du nom du roi d’Angleterre Édouard VII, qui est décédé un an seulement avant la construction de la rue. Au centre de la place se trouve une statue équestre du roi d’Angleterre.
Elle est l’œuvre de Paul Landowski et a été inaugurée en janvier 1914, quelques mois avant le début de la Première Guerre mondiale.

Le choix d’Édouard VII n’est pas anodin.

En effet, durant son règne, Edouard VII a été l’architecte de l’Entente Cordiale entre la France et l’Angleterre.

Entente cordiale

Le roi d’Angleterre appréciait Paris pour son esprit, sa gastronomie et ses femmes.Une représentation majestueuse du roi d’Angleterre. Dans la grande tradition de la statue équestre, Landowski a représenté le roi dans son rôle de chef des armées, guidant calmement son cheval.

Il porte l’uniforme de maréchal qui sied à son rang :

  • casque avec plume,
  • manteau,
  • veste probablement rouge avec une écharpe et des décorations,
  • culotte blanche et bottes d’équitation.

Le choix de cette iconographie classique semble faire écho aux portraits commandés par le souverain dans son propre pays, l’Angleterre.

Il s’agit donc d’un portrait officiel, destiné à exprimer la noblesse et le pouvoir, au centre d’un carré strictement ordonné.

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