mar. Juin 22nd, 2021

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Vous souhaitez ouvrir une entreprise en France ?

Ces dernières années, le gouvernement français s’est de plus en plus engagé à simplifier la façon de faire des affaires. De quelle manière ? Par la rationalisation de la bureaucratie, en limitant considérablement toutes les règles fiscales et administratives nécessaires à la création d’une entreprise.

Dans ce guide, nous avons rassemblé toutes les informations les plus pertinentes pour démarrer une activité indépendante en France qui constitue une opportunité d’affaires valable.

Les principaux centres économiques de la France

Les principaux centres économiques de France à évaluer pour localiser et créer votre propre entreprise.

Paris

Paris, en plus d’être la ville de l’amour et du romantisme, attire constamment la capitale des investisseurs potentiels, des entrepreneurs et des entreprises actives dans les secteurs suivants : services financiers, banque, mode, automobile, technologies de l’information et production de haute technologie (électronique, optique, aérospatiale).

Le quartier parisien de La Défense est l’un des principaux centres économiques de la capitale. Il est situé à l’ouest de la capitale, dans un triangle entre l’Opéra Garnier et le Val de Seine. On y trouve des start up dans les nouvelles technologies autant que de sites de chirurgien esthétique.

Il suffit de penser au fait que l’arrondissement de Paris abrite 33 entreprises appartenant au Fortune Global 500. Actuellement, Paris figure parmi les premières métropoles européennes en termes de capacité de recherche et de développement et est considérée comme l’une des meilleures villes du monde en termes d’innovation technologique.

Nice

Capitale économique de la Côte d’Azur, Nice est réputée pour attirer en permanence le capital des entrepreneurs qui souhaitent créer une entreprise active dans le tourisme, le commerce et les services financiers.

Si vous souhaitez ouvrir un restaurant, un bar ou un hôtel (location de chambres, B&B, etc.), Nice connaît un flux constant d’environ 5 millions de touristes chaque année.

En outre, Nice compte plusieurs quartiers d’affaires situés autour de l’aéroport, dans la partie ouest de la ville, 2 palais des congrès et le centre universitaire Nice Sophia Antipolis.

Lille

Située à quelques kilomètres de la Belgique, Lille est située dans le département du Nord et est la capitale de la région de Haute France : elle possède une économie florissante basée sur de nombreuses entreprises opérant dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de la sidérurgie et de la conserverie. En outre, il s’agit d’un important carrefour de transport vers l’Europe du Nord.

Marseille

Marseille est la plus grande ville du sud de la France, capitale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et premier port de France. Parallèlement à la prospérité du trafic maritime et à sa plate-forme logistique vitale, Marseille attire chaque année un flux croissant de touristes du monde entier. Pour cette raison, il attire constamment le capital d’entrepreneurs qui veulent lancer un restaurant, un bar, un pub, un hôtel, un B & B, une location de chambre, etc. etc.

Lyon

Géolocalisée dans le sud-est de la France, Lyon est un important pôle économique, logistique et technologique au niveau européen. En plus d’être un centre bancaire majeur, Lyon a également acquis une réputation de centre important de recherche scientifique. Parmi les secteurs industriels les plus développés, citons : la mécanique, la chimie, les produits pharmaceutiques et le textile.

Types d’entreprises en France

Les types de sociétés sont divisés en deux macro catégories : les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux.

Partenariats

Sociètè en Nom Collectif – SNC

Comme pour la SNC italienne, la responsabilité des membres de la SNC française est solidaire et illimitée. En outre, il n’y a aucune limitation d’aucune sorte en ce qui concerne le nombre maximum de membres et l’apport de capital social.

Sociétés de capitaux

Société à Responsabilité Limitée – SARL/ Société Unipersonelle à Responsabilité Limitée – EURL

La SARL, qui suit notre SRL, est la forme juridique la plus répandue parmi les petites et moyennes entreprises françaises. Elle doit être constituée par au moins deux associés, dont la responsabilité est limitée à leur part dans le capital de la société. Il n’y a pas de capital minimum pour procéder à la constitution de cette société à responsabilité limitée et elle doit être gérée par un ou plusieurs administrateurs. Les états financiers de la SARL doivent être vérifiés chaque année par un auditeur si des seuils spécifiques de chiffre d’affaires et de nombre d’employés sont dépassés. Contrairement à la SARL, la société individuelle à responsabilité limitée (EURL) requiert la présence d’un seul actionnaire.

Société anonyme – SA

Pour constituer une SA, un capital minimum de 38 000 euros doit être libéré, dont 50 % doivent être entièrement libérés au moment de la constitution et les 50 % restants doivent être libérés dans les 60 mois qui suivent la date d’enregistrement. Les actionnaires-actionnaires ne sont responsables que de leur part du capital de la société. La SA peut émettre des actions et peut poursuivre la voie de la cotation en bourse. Pour les SA cotées en bourse, un capital minimum de 228 673 € est requis et, au moins une fois par an, une assemblée des actionnaires doit être convoquée pour approuver les comptes et distribuer les bénéfices réalisés par les actionnaires.

Société Anonime Semplifiée -SAS

Le SAS présente les mêmes caractéristiques que la SA, mais s’en distingue par le fait que ses membres jouissent d’une grande liberté d’action sur le plan administratif et dans la détermination de son fonctionnement interne. C’est pourquoi elle est appelée société anonyme “simplifiée”. SAS est idéale pour les opérateurs économiques qui souhaitent conclure des accords de coentreprise.

Comment ouvrir un numéro de TVA français

Pour ceux qui décident de s’installer en France pour y créer une entreprise et réaliser leur rêve, les autorités françaises délivrent à chaque citoyen une séquence numérique de 15 chiffres : le numéro d’identification fiscale (CIF). Semblable au code fiscal italien, le CIF français est un numéro unique qui est attribué lorsque la personne est enregistrée dans les bases de données de l’administration fiscale.

Si vous créez une entreprise et commencez à effectuer des transactions impliquant la fourniture de biens et de services, vous devez ouvrir le numéro de TVA français. Il se compose des lettres FR, suivies de deux chiffres fournissant la clé numérique et d’un numéro composé de neuf chiffres, le SIREN, qui fournit la preuve complète qu’une entreprise française est enregistrée dans le répertoire national des entreprises.
Comment ouvrir une entreprise en France

Une fois la forme juridique (société de personnes ou de capitaux) choisie et le numéro de TVA français ouvert, la société n’acquiert la personnalité juridique qu’après son immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS), qui ne diffère pas de notre registre des sociétés.

La demande de procéder à l’immatriculation de la société en France doit contenir :

un résumé des activités économiques de l’entreprise ;
un exemplaire original des statuts de la société ;
une attestation de dépôt des fonds de la société et de l’ouverture du compte courant
le permis de séjour du directeur s’il n’est pas ressortissant de l’UE.

Une fois la documentation soumise à la Chambre de commerce, un récépissé de dépôt est délivré et l’entreprise est inscrite au registre du commerce français, qui envoie un extrait attestant la création de l’entreprise.
Taxes et financements pour les entrepreneurs en France

La question fiscale fait toujours l’objet d’une attention et d’une évaluation constantes de la part de ceux qui décident de créer une entreprise. Toutes les étapes relatives à l’apurement des déclarations, au contrôle, à la collecte sont gérées par la Direction Générale des Impôts – D.G.I., alias Agence fiscale italienne.

Les principaux impôts affectant les revenus des entrepreneurs peuvent être attribués aux éléments suivants :

Impôt sur le Revenu (I.R.)

Elle concerne l’ensemble des revenus gagnés par chaque membre du ménage (“foyer fiscal”), qui sont additionnés pour déterminer l’assiette de l’impôt.

Les catégories de revenus suivantes sont incluses dans le calcul de la base d’imposition :

  • les revenus du travail ;
  • les revenus d’une activité indépendante (B.N.C. : bénéfices non commerciaux) ;
  • business income (B.I.C. : bénéfices industriels et commerciaux) ;
  • revenu agricole (B.A. : bénéfices agricoles) ;
  • les revenus d’investissement ;
  • les revenus des plus-values ;
  • les revenus de la propriété.

Impôt sur les Sociétés (I.S.)

Elle repose sur deux principes de base :

territorialité,
le crédit d’impôt en vertu duquel une fraction de l’impôt payé par une société française est considérée comme ayant été payée pour le compte de ses associés-actionnaires. Par conséquent, pour éviter la double imposition, ils peuvent demander un crédit d’impôt (avoir fiscal).

Le taux d’imposition standard est de 33,33 %.

De la base d’imposition, il est possible de déduire les dépenses liées à l’exercice de l’activité commerciale, les intérêts à payer, les redevances et commissions à payer, les rémunérations versées aux employés et aux directeurs, les frais de promotion, etc.

Taxe sur la Valeur Ajoutée (T.V.A.)

La T.V.A. n’est rien d’autre que la taxe sur la valeur ajoutée ou la TVA italienne. Le taux normal français est actuellement de 20 %, il existe également des taux réduits de 10 % pour les médicaments, le transport de passagers, les services de soins personnels, l’hébergement, les manifestations culturelles, sportives et de divertissement, les hôtels, les logements et les restaurants ; de 5,5 % pour les repas scolaires, les denrées alimentaires essentielles (comme le pain), l’eau et les boissons non alcoolisées, les services aux personnes handicapées, les services médicaux, les livres et les livres électroniques ; et de 2,1 % pour les journaux, les publications d’imprimerie, les billets de théâtre et autres médicaments.

Les assujettis à la taxe sont les entrepreneurs, les sociétés commerciales et les professionnels qui effectuent des livraisons de biens ou des prestations de services en France ou des acquisitions intracommunautaires.

Les activités suivantes sont exonérées de la TVA française :

la pêche en mer
les œuvres à but non lucratif ayant une finalité sociale
exportations et livraisons intracommunautaires
activité d’enseignement
les activités médicales et paramédicales
l’élimination des nouveaux déchets industriels
la location d’immeubles et de logements.

En ce qui concerne le financement des entreprises françaises, il est possible d’évaluer la demande de microfinance, de subventions et de financements non remboursables accordés par l’UE aux jeunes pousses.

Vous pouvez également vous tourner vers le canal bancaire et de crédit, notamment vers les établissements où vous avez ouvert un compte courant. Enfin, une autre façon intéressante de demander un prêt ou un financement pour l’entreprise est de recourir à des plateformes de prêt instantané ou de financement par la foule.
Conclusions

À la fin de ce guide, vous aurez compris comment et où vous pouvez créer votre entreprise en France. Est-ce pratique ? Oui, si vous envisagez de vous installer en France pour réaliser votre rêve de devenir entrepreneur, sachez que le président Macron a promis 10 milliards d’euros pour un énorme accélérateur dédié aux start-ups.

Il s’agit d’une aide concrète que le gouvernement français met à la disposition des jeunes pousses pour aider au développement des entreprises et promouvoir l’esprit d’entreprise au-delà des Alpes.

En outre, la rationalisation bureaucratique et les incubateurs et accélérateurs sont un peu répartis “sur l’ensemble du territoire français pour encourager les jeunes pousses qui bénéficient d’une fiscalité beaucoup plus favorable que l’application du taux normal de 33%.

Toujours là ? Faites vos valises et déménagez dans l’un des plus importants centres économiques français pour réaliser votre rêve de devenir entrepreneur

la vie économique et sociale de la France

Si nous voulons parvenir à une véritable compréhension de la nature de la société contemporaine, nous devons d’abord nous faire une idée de la vie économique et sociale de la France dans le passé, en particulier au XVIIIe siècle.
Si nous voulons parvenir à une véritable compréhension de la nature de la société contemporaine, nous devons d’abord nous faire une idée de la vie économique et sociale de la France dans les temps anciens, en particulier au XVIIIe siècle. En effet, il n’y a pas de méthode plus instructive que la méthode comparative, car elle permet de mettre en évidence les similitudes et les différences.
En effet, il n’y a pas de méthode plus instructive que la méthode comparative, car elle fait apparaître clairement les similitudes et, surtout, les contrastes.
Bien que cent cinquante ans seulement – une période brève dans l’histoire de l’humanité – nous séparent de l’époque que nous nous proposons d’étudier, il semble à première vue que la France d’aujourd’hui ressemble très peu à celle d’autrefois.

France d’aujourd’hui ressemble très peu à la France de Louis XVI

France d’aujourd’hui ressemble très peu à la France de Louis XVI. Cela s’explique aisément.
s’explique aisément. Dans l’intervalle, l’ancien régime a été renversé et la Révolution a transformé toutes les institutions politiques et sociales.
a transformé toutes les institutions politiques et sociales. Puis, aussi, une profonde révolution économique, au XIXe siècle, touchant la France comme tous les autres pays, a modifié
les conditions de notre existence matérielle et tout notre mode de vie.
Un fait qui nous frappe d’emblée est que la Révolution a bouleversé toutes les anciennes institutions juridiques.
anciennes institutions juridiques. Dans la France du dix-huitième siècle, les classes sociales, telles que nous les concevons aujourd’hui, ne peuvent être décelées que par le biais de la loi.
aujourd’hui, ne peuvent être détectées que par un observateur attentif des réalités de la vie économique.
économique. L’étudiant superficiel ne voit que les distinctions juridiques. On peut discerner trois domaines : le clergé, la noblesse et le tiers état. Entre eux s’élèvent les barrières des
privilèges séculiers.

La société du XVIIIe

Les privilèges du clergé et de la noblesse constituent l’un des traits caractéristiques de la société du XVIIIe siècle.
de la société du XVIIIe siècle. Le clergé et la noblesse exerçaient un droit prééminent sur toutes les
propriété foncière. Les droits seigneuriaux de diverses natures qu’ils imposaient aux paysans
qui travaillaient le sol constituaient l’une de leurs principales sources de revenus. Le clergé et la noblesse
Le clergé et la noblesse échappent ainsi à la plupart des impôts et des charges financières qui pèsent sur les classes populaires et sur le peuple.
6 / Henri Sée
tendant à accroître leur misère. Enfin, la plupart des fonctions de l’État étaient l’apanage des classes privilégiées, notamment de la noblesse. On comprend dès lors qu’une des grandes revendications du tiers état en 1789 ait été précisément la participation de toutes les classes à tous les devoirs et à toutes les fonctions.
Il est vrai que les fonctions ecclésiastiques, en théorie du moins, semblaient accessibles aux roturiers comme aux nobles.
roturiers comme aux nobles ; mais en réalité, toutes les dignités du haut clergé, les sièges épiscopaux, les abbayes, etc.
les sièges épiscopaux, les abbayes, les riches bénéfices ecclésiastiques, étaient réservées aux membres de la noblesse, surtout de la noblesse de cour, dans une mesure de plus en plus exclusive à mesure que l’on se rapproche de la Révolution.

L’approche de la Révolution

Les barrières juridiques séparant les différentes classes deviennent de plus en plus grandes au fur et à mesure que l’on s’approche de la Révolution.
l’ancien régime touche à sa fin. Nous verrons plus loin que la brèche s’élargit de plus en plus
entre les nobles et les roturiers. La noblesse, bien qu’elle continue à être recrutée
dans la classe des nouveaux riches, du moins dans le monde de la finance, tend à devenir une caste fermée.
caste fermée. La révision des titres de la noblesse (réformations de la noblesse), réalisée
de la noblesse, réalisée à l’époque de Louis XIV, ne consistait certes pas essentiellement en des mesures fiscales, mais
elle a écarté de la noblesse les familles d’extraction récente, notamment celles qui continuaient à se consacrer au commerce, ou les nobles qui s’adonnaient au commerce.
surtout celles qui continuent à se consacrer au commerce, ou les nobles trop pauvres pour faire valoir leurs droits.
II
Pourtant, le XVIIIe siècle a préparé la voie aux profondes transformations qui allaient caractériser notre époque.
qui devaient caractériser notre époque et changer l’aspect de tout le monde social.
social. Le capitalisme, du moins sous sa forme commerciale, s’imposait déjà comme une puissance et commençait à exercer une grande influence sur l’industrie.
à exercer une grande influence sur l’industrie elle-même. Les marchands, “contrôlant” de plus en plus activement l’industrie rurale
de plus en plus activement, ouvrent la voie à la grande industrie capitaliste. Dans les métiers urbains,
du moins dans les métiers du textile, ils ont souvent réussi à soumettre à leur domination économique les ouvriers qui, auparavant, étaient indépendants de la société.
domination économique les ouvriers qui, autrefois indépendants, devenaient des salariés.
L’ancienne organisation ouvrière ne répond plus aux nouveaux besoins. A la fin du siècle, même après l’échec de la réforme de Turgot, les corporations de métiers sont condamnées.

L’introduction du machinisme

L’introduction du machinisme, d’abord limité à quelques industries, en particulier la filature du coton, ainsi que la concentration industrielle, qui se manifeste dans certains centres de l’industrie de l’habillement et dans la fabrication des estampes.
dans certains centres de l’industrie de l’habillement et dans la fabrication d’imprimés, annoncent également la nouvelle ère.
Mais ce n’était que le début. Dans l’ensemble, les anciennes pratiques économiques étaient encore
dans l’ensemble. Malgré les progrès réalisés dans la construction des routes, les voies de communication restaient insuffisantes. Les moyens de transport avaient été modifiés, mais pas sensiblement transformés, depuis le début des temps modernes.

Le commerce maritime

Si le regain d’intérêt pour l’histoire de l’Empire français depuis une vingtaine d’années a permis un retour satisfaisant sur l’investissement scientifique, il semble juste de dire que le thème de la vie économique au sein de cet empire a été quelque peu malmené. À cet égard, il n’est peut-être pas différent de la profession historique dans son ensemble, du moins dans le monde anglophone. En effet, comme l’a souligné un imminent professeur dans un essai publié en 2010, l’étude historique de la vie économique définit de manière large (mais pertinente) comme “l’histoire de la participation humaine à la production, l’échange et la consommation de biens” – est devenue une présence de plus en plus fugitive dans l’historiographie dominante à partir de 1980 environ1. Dans une période coïncidant à peu près avec l’effondrement des régimes marxistes (mais aussi avec un capitalisme plus affirmé et plus expansif), de plus en plus d’historiens se sont détournés du déterminisme économique pour accorder à la culture un pouvoir bien plus grand de façonner la société et la politique humaines. Une grande partie du terrain de la vie économique a été cédée au domaine toujours plus technique de l’histoire économique, dont les méthodes quantitatives des praticiens et la fixation sur la croissance économique ont laissé les non-initiés incertains quant à la manière de réagir ou même, souvent, de lire. Le renouveau de l’histoire impériale et coloniale française qui a commencé à prendre forme dans les années 1990 s’est donc produit lorsque les tendances dominantes ont mis l’accent sur les constructions culturelles de la différence humaine plutôt que sur les différences économiques forgées par l’impérialisme et le colonialisme. Les personnages autrefois familiers dans les dramatis personae de l’empire – les ouvriers et les paysans qui constituaient l’épine dorsale de tant de projets de recherche dans les années 1970 et au début des années 1980 – étaient plus susceptibles d’apparaître comme des acteurs secondaires, si tant est qu’ils le soient, tandis que les détenteurs du capital n’avaient pas beaucoup de temps sous les projecteurs non plus.

Ce tableau est certes réducteur, et certains lecteurs pourraient immédiatement soulever des objections. C’est pas aussi simple que de vendre du CBD Suisse. Les historiens de l’Empire français du XVIIIe siècle, par exemple, pourraient revendiquer un engagement ininterrompu avec l’économie politique et les rouages du commerce, non seulement dans l’espace marqué par l’esclavage appelé “monde atlantique”, mais aussi sur les frontières intérieures. L’économie de l’empire, et en particulier les affaires de l’empire, ont conservé une emprise relativement solide (si ce n’est plus) en France dans les années 1990 et au-delà, grâce à l’influence de chercheurs comme Catherine Coquery-Vidrovitch, Jacques Marseille et Hubert Bonin. On pourrait également soutenir que l’effacement de la vie économique dans les études anglophones sur l’Empire français moderne n’était pas total, et même qu’il y a eu quelques tentatives réussies d’appliquer des approches de l’histoire culturelle à des questions d’importance économique : Le travail d’Alice Conklin sur la ” mission civilisatrice “, par exemple, a illustré certaines des façons dont un discours spécifique a eu des effets tangibles sur la vie économique en Afrique de l’Ouest sous domination française. Néanmoins, il nous semble difficile de nier que les deux ou trois dernières décennies d’historiographie sur l’empire français après 1830 ne se sont pas beaucoup préoccupées de la façon dont la domination française outre-mer a défini les contours de l’activité économique dans les colonies et la métropole et, en retour, a influencé la vie de travail et de consommation des gens.

Le moment semble toutefois venu de remédier à cette absence relative. Dans les années qui ont suivi la publication de l’article de Sewell, on a pu constater un regain d’intérêt de la part de la profession historique pour les sujets qu’il considérait comme déficients. Bon nombre des travaux les plus importants de ce tournant économique relèvent de la rubrique de l’histoire du capitalisme, avec parfois un champ de vision ouvertement mondial. D’autres ont explicitement abordé la mondialisation et l’empire et, en particulier, la manière dont les nouvelles technologies et les flux de personnes et de marchandises ont remodelé les espaces économiques métropolitains et impériaux à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Entre-temps, les études sur les marchandises ont attiré l’attention des chercheurs et du public sur un ensemble de biens, en particulier les biens de consommation coloniaux, ainsi que sur les réseaux commerciaux et les habitudes de consommation qui ont entrelacé les destins des producteurs (souvent coloniaux) et des consommateurs (généralement métropolitains).

Pour les spécialistes de l’Empire français qui cherchent à récupérer ” l’économique “, ces tendances plus larges méritent d’être prises en considération, mais avec quelques réserves. La nouvelle attention portée au capitalisme, par exemple, a un potentiel productif évident (et peut nous renvoyer à certains travaux plus anciens pour trouver des idées).10 En même temps, la distribution et la portée inégales du capital aux XIXe et XXe siècles signifient qu’une focalisation sur le capitalisme seul ne peut pas saisir toute la variété des relations économiques qui se sont développées dans et au-delà de l’espace impérial français.11 De même, l’accent mis sur les flux au-delà des frontières ne doit pas occulter le fait que les États des XIXe et XXe siècles étaient explicitement intéressés par la réglementation (et disposaient d’une plus grande capacité de réglementation) de la circulation des personnes et des biens au-delà des frontières impériales. Dans le même temps, l’étude des marchandises a un grand potentiel pour intégrer les sphères de la production et de la consommation, mais au risque que les marchandises elles-mêmes éclipsent les acteurs humains et les contextes politiques et sociaux qui ont façonné les chaînes d’approvisionnement. Avec ces réserves à l’esprit, nous cherchons une approche plus large qui rassemble les préoccupations économiques avec l’intérêt constant de l’historiographie coloniale française pour les constructions du pouvoir et les processus culturels et politiques.

Nous adoptons ici le terme de “vie économique” parce qu’il semble offrir aux historiens l’invitation la plus ouverte à enquêter sur les domaines sociaux de l’expérience économique impériale ainsi que sur l’ensemble des institutions et des idéologies qui ont permis ou limité l’action économique. En bref, c’est la partie “vie” de la vie économique qui nous intéresse le plus. Il ne s’agit pas de nier un rôle continu pour les types d’analyses coûts-bénéfices que les historiens de l’économie ont souvent favorisés (et dont la valeur pour les historiens impériaux et coloniaux a été récemment démontrée dans un article d’Elise Huillery dans le Journal of Economic History, la référence de Sewell pour les tendances de la profession). Nous ne contestons pas non plus les méthodes quantitatives en général ; en effet, l'”histoire numérique” telle qu’elle se développe peut fournir des analogies utiles aux types de techniques d’exploration des données qui semblent de plus en plus répandues dans certaines branches des sciences sociales. Il s’agit plutôt de préconiser une approche de l’histoire économique qui soit attentive aux transformations structurelles à grande échelle tout en restant ancrée dans les activités et pratiques locales et concrètes. Selon nous, l’histoire de la vie économique implique deux approches en particulier : premièrement, un effort pour maintenir les acteurs humains aussi près que possible du centre du cadre, qu’ils soient en mouvement ou ancrés dans des lieux spécifiques ; et deuxièmement, une compréhension du fait que l’activité économique est socialement “ancrée” et (selon les mots de Sewell) “gouvernée autant par les liens sociaux, les hypothèses culturelles et les processus politiques … que par une action économique purement “rationnelle”. ” Ensemble, ces deux approches offrent aux historiens de l’Empire français l’occasion d’interroger à nouveau les idées sur la chronologie, les formes impériales et les structures de pouvoir qui sont devenues monnaie courante dans ce domaine. Dans ce qui suit, nous évoquons brièvement certaines des pistes de recherche ouvertes par cette conception de la vie économique, tout en mettant en lumière des travaux récents qui illustrent les possibilités qu’elle offre.

Les familles et les retraités affluent en France pour une vie saine

La France offre une qualité de vie élevée et constante, mais la vie peut aussi être difficile si vous ne parlez pas la langue locale.
La France fait partie du top 10 en matière de santé et de bien-être.
Seuls 19 % trouvent qu’il est facile d’y vivre sans parler français.
Les services de garde d’enfants et l’éducation sont abordables.
81 % sont satisfaits de la qualité de l’environnement.
La France est un pays de prédilection pour les retraités.
Statistiques sur les expatriés en France – infographie
L’excellence des soins de santé attire les expatriés

La France fait à nouveau partie du top 20 des destinations pour expatriés en matière de qualité de vie, après avoir gagné deux places par rapport à la 21e place de l’enquête Expat Insider 2017. Les résultats de 2018 montrent que les expatriés en France sont particulièrement satisfaits de leur santé et de leur bien-être, le pays obtenant un excellent 9e rang sur 68 pays – et un 5e rang encore plus élevé sur 68 en ce qui concerne la qualité des soins médicaux en particulier.

Le système de santé français impressionne en 2018, ce qui pourrait expliquer le taux élevé de retraités expatriés (21%). Plus de la moitié des expatriés (52%) considèrent la qualité des soins médicaux comme très bonne, et 79% sont satisfaits de leur caractère abordable.

Il est clair que les expatriés sont attirés par ces aspects de la vie en France. Avant de s’installer, une part considérable de 67% pensait que le niveau de vie général en France serait un avantage pour s’y installer, et 17% déclarent même qu’une meilleure qualité de vie était leur principale motivation pour s’installer en France.

La langue française pose des barrières
Bien qu’il y ait eu une petite amélioration depuis 2017, la France fait toujours piètre figure lorsqu’il s’agit de s’installer à l’étranger (50e sur 68). Une certaine difficulté à trouver des amis y est certainement pour quelque chose – 40 % des expatriés interrogés ne pensent pas qu’il soit facile de se faire des amis locaux. Bien qu’il y ait eu un certain changement dans le classement du facteur “attitude amicale envers les résidents étrangers” depuis 2017 (55e à 52e), son faible positionnement indique toujours que les expatriés se sentent moins bien accueillis en France que dans d’autres pays.

Il est intéressant de noter que la langue française n’est pas jugée trop difficile à apprendre par les expatriés, avec un classement très moyen de 28e sur 68. Cependant, l’apprentissage de la langue semble être crucial pour une vie sociale réussie : La France est le troisième pire pays où vivre si vous ne parlez pas la langue locale.

Les Français attendent de vous un français parfait et parlent trop vite, même s’ils savent que vous êtes étranger.

Plus de la moitié des expatriés qui évaluent leur bonheur négativement (54 %) déclarent que l’une des principales raisons de leur malheur est le manque d’opportunités de socialisation, et près de quatre sur dix (38 %) sont affectés par la barrière de la langue. Un Roumain expatrié à Strasbourg affirme que les Français “s’attendent à ce que vous parliez un français parfait et à ce que vous parliez trop vite, même s’ils savent que vous êtes étranger”.

Une économie en plein essor
L’économie locale n’est pas le principal argument de vente de la France en tant que destination pour les expatriés. Seulement environ trois personnes sur dix (31%) considèrent l’économie et le marché du travail comme un avantage potentiel à s’installer en France.

Cependant, depuis l’enquête Expat Insider 2017, on constate une amélioration de l’état général de l’économie selon les expatriés : Le classement de la France est passé de la 42e place sur 65 pays à la 34e sur 68 en 2018. En 2017, moins de la moitié des expatriés en France (45 %) étaient satisfaits de l’état de l’économie ; ce chiffre est passé à 66 % dans l’enquête 2018. En fait, l’économie française a connu une expansion modeste, avec une croissance du PIB d’au moins 1,6 % en 2017-2018, selon l’Étude économique de la France 2017 de l’OCDE.

Malgré de meilleures perspectives économiques en 2018, les expatriés semblent se sentir moins en sécurité dans leur emploi : le facteur “sécurité de l’emploi” a perdu onze places. Cependant, 61 % jugent positivement leur satisfaction globale au travail. Le bonheur au travail va souvent de pair avec un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée : en France, le classement de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée a fait un bond impressionnant de 14 places, passant de la 35e à la 21e place, puisque près d’un quart (24 %) sont totalement satisfaits de leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Cela s’explique peut-être par le nombre d’heures de travail comparativement plus faible en France – les heures à temps plein sont en moyenne de 41,5 heures, alors que la moyenne mondiale est de 44,0 heures par semaine. Un expatrié irlandais apprécie la façon dont les Français “comprennent la valeur du temps libre”.

Les Français comprennent la valeur du temps libre.

Une fois de plus, cependant, la France fait piètre figure en termes de satisfaction financière parmi les expatriés : dans l’indice des finances personnelles, elle est classée 55e sur 68 destinations, et dans l’indice du coût de la vie, elle n’est que légèrement supérieure, 41e sur 68. Avant de s’installer en France, trois expatriés sur dix pensaient que le coût de la vie serait un inconvénient potentiel. En ce qui concerne le revenu disponible, 26 % des expatriés pensent qu’ils n’ont pas assez d’argent pour couvrir toutes les dépenses courantes, soit un peu plus que la moyenne mondiale de 22 %.

Une destination pour les familles d’expatriés
Bien qu’elle ait perdu six places par rapport à l’enquête de 2017, la France obtient une respectable 21e place sur 50 dans l’indice de vie familiale, avec 84 % des parents expatriés satisfaits de leur vie familiale en général. Les expatriés qui élèvent des enfants en France semblent s’y sentir les bienvenus, près de huit sur dix (79%) affirmant que l’attitude envers les familles avec enfants est généralement amicale. Quatre parents expatriés sur cinq jugent positivement le bien-être de leurs enfants, probablement grâce à la qualité de vie élevée.

Si le coût de la vie en France est peut-être plus élevé qu’ailleurs, les frais de garde d’enfants et d’éducation sont certainement un atout pour vivre en France : en 2018, elle se classe 8e sur 50 dans cette sous-catégorie. Plus de la moitié (53 %) pensent que la garde d’enfants est facile à payer, contre 43 % dans le monde, et 63 % disent la même chose de l’éducation (contre 52 % dans le monde). Les avantages d’élever ses enfants en France ne manquent pas : les possibilités de loisirs pour les enfants se classent au 17e rang sur 50 destinations, et 80 % des parents les jugent favorablement, soit un peu plus que la moyenne mondiale de 74 %.