jeu. Fév 2nd, 2023

Dix lieux secrets à voir dans le 1er arrondissement

Cet arrondissement central de Paris est célèbre pour ses monuments et ses points de repère. Cependant, il existe de nombreux endroits secrets que peu de gens (y compris les Parisiens) connaissent. Voici une petite sélection de 10 endroits secrets dans le 1er arrondissement :

  1.  Les impacts de balles de la Libération de Paris (Louvre) >>> Au Louvre, trouvez la Porte Jaujard (aile Denon), non loin de l’entrée des Lions. Observez les statues en bronze des lionnes sahariennes qui encadrent le porche de l’école du Louvre. Approchez-vous d’elles pour remarquer les impacts de balles (notamment sur l’abdomen d’une lionne). Ces impacts de balles semblent dater d’août 1944, lors de la Libération de Paris. En effet, lorsque les premiers chars de la division blindée du général Leclerc approchent de Paris, les Parisiens dressent des barricades dans la ville. Des combats ont eu lieu dans les rues, et les balles ont volé. Elles ont touché des façades, laissant des traces encore visibles aujourd’hui, notamment au Louvre.
  2. Le puits et la citerne de la Cour Carrée (Louvre) >>> Cherchez deux ouvertures au sud de la Cour Carrée, protégées par de belles grilles en fer forgé. Vous remarquerez un puits rond et une citerne carrée. Ces deux éléments rappellent le Louvre médiéval. Les archéologues les ont découverts lors de fouilles en 1977. Les ouvertures dans le pavage existant de la cour ont été maintenues. A quoi servaient-ils ? Ils assuraient l’autonomie en eau de la forteresse du Louvre, lui permettant de résister à un siège.
  3. Les vestiges du palais des Tuileries dans le jardin >>> Le palais des Tuileries, construit pour Catherine de Médicis, a été commencé par Philibert de l’Orme en 1564. Achevé par Louis Le Vau sous le règne de Louis XIV, le palais disparaît après un incendie pendant la Commune en 1871. Les pouvoirs publics hésitent à le restaurer pendant dix ans mais finissent par le démolir en 1882. Cependant, l’État français a sauvé certains éléments architecturaux, notamment deux arcades qui donnaient sur le jardin. Celles-ci ont été démontées et reconstruites dans le jardin des Tuileries, au pied de la Terrasse du Jeu de Paume. L’une est due à Philibert de l’Orme, l’autre à Jean Bullant, son successeur sur le site du palais des Tuileries. Les arcades s’étant détériorées, elles ont été supprimées en 1993. L’arcade en bordure de la terrasse le long de la Seine est de Philibert de l’Orme. Toutes les pierres ne sont pas d’origine. Les moins endommagées sont des reconstitutions récentes. A proximité de cette arcade, il y a encore beaucoup de pierres du palais démoli. Elles sont parfois visibles, parfois recouvertes de bâches. En savoir plus sur le palais des Tuileries.
  4. Fontaine de la Croix-du-Trahoir >>> Aujourd’hui, l’intersection de la rue Saint-Honoré et de la rue de l’Arbre-Sec fait partie de l’un des plus beaux quartiers de Paris. Au carrefour se trouve la petite fontaine de la Croix-du-Trahoir. Elle est le témoin d’exécutions publiques et autres atrocités commises depuis le Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle. En effet, des faux-monnayeurs ont été bouillis à cet endroit, des luthériens ont été brûlés sur un bûcher et les oreilles des serviteurs indignes ont été coupées. En savoir plus sur la Croix-du-Trahoir…
  5. Le premier gratte-ciel de Paris du 18ème siècle >>> Rendez-vous au 48 rue de Valois, à proximité du Palais-Royal, pour découvrir le premier gratte-ciel de Paris ! L’entrepreneur François Guiraud de Talairac l’a construit en 1781, sous le règne de Louis XVI (1754-1793). L’immeuble compte au total neuf niveaux sous l’avant-toit. C’était le plus haut immeuble résidentiel de Paris à l’époque (et pendant de nombreuses années).
  6. La tête d’éléphant de la rue de la Cossonnerie >>> Combien de personnes passant par la rue de la Cossonnerie savent qu’il y a une tête d’éléphant près des Halles, ici même, au centre de Paris ? Levez les yeux au numéro 3, et vous découvrirez une très belle tête d’éléphant qui est sans doute de style indien islamique.
  7. L’ancienne ambassade du Texas à Paris >>> Ce que l’on appelle communément l’ambassade du Texas à Paris était, en fait, une légation. Il s’agit d’une mission diplomatique gérée par une personne dont le rang est inférieur à celui d’un ambassadeur. Le site exact de la légation du Texas à Paris se trouve au 1, place Vendôme, dans le 1er arrondissement. Connu sous le nom d’Hôtel Bataille de Francès, cet hôtel particulier datant de 1705 possède une gravure sur son mur qui indique l’endroit où se trouvait la légation.
  8. La Colonne Médicis >>> Une curieuse haute colonne se dresse dans la rue de Viarmes, à côté de la Bourse de Commerce. C’est l’un des monuments les plus mystérieux de Paris. La Colonne Médicis est, en fait, le seul vestige de l’hôtel construit en 1572 par Catherine de Médicis. La reine avait fait construire cette tour de 31 mètres pour son astrologue, Casimo Ruggieri, qui l’a beaucoup influencée. La colonne a échappé de peu à la destruction en 1750 lorsque la Ville de Paris l’a acquise. Plus tard, la municipalité ajouta au monument une fontaine et un cadran solaire.
  9. La première horloge publique de Paris >>> Une belle horloge dorée de la Conciergerie est accrochée à la Tour de l’Horloge de la Conciergerie, à la jonction du Quai de l’Horloge et du Boulevard du Palais. En fait, l’horloge de la Conciergerie est la première horloge publique de France et une véritable œuvre d’art. Elle date du milieu du XIVe siècle et a été récemment restaurée pour retrouver sa gloire d’antan.
  10. La Fontaine Molière >>> L’actuelle place Mireille est le lieu de la mort de Molière le 21 février 1673. En effet, Molière serait mort à dix heures du soir au 40 rue de Richelieu. La place abrite aujourd’hui une fontaine monumentale. La statue centrale en bronze, trônant sous un portique au fronton imposant, représente Molière assis. Elle est une création du sculpteur Bernard-Gabriel Seurre (1795-1867) et a été fondue par Eck et Durand.

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