sam. Jan 22nd, 2022

Dans le cadre d’un projet créé en collaboration avec un Université et consacré aux technologies modernes, une psychologue explique comment les réseaux sociaux influencent notre perception de nous-mêmes et de ceux qui nous entourent.

Une personne sur les médias sociaux

En tant que phénomène mondial, les réseaux sociaux sont présents dans notre vie quotidienne depuis relativement peu de temps, un peu plus de dix ans. Depuis à peu près le même temps, ils font partie de la sphère d’intérêt des scientifiques –

  • Psychologues,
  • Sociologues,
  • Spécialistes de la culture.

Mais il n’existe pas encore de réponse univoque à la question “Les réseaux sociaux sont-ils nocifs pour le psychisme ?”.

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Certains chercheurs sont d’avis qu’ils sont nuisibles à la santé mentale. Mais une autre position est plus courante : les réseaux sociaux influencent le psychisme de différentes manières, leur impact dépend des caractéristiques individuelles et de la vulnérabilité initiale de l’individu. Ce qui est particulièrement important, ce n’est pas le temps qu’une personne passe sur les réseaux sociaux, mais le format et le contenu de son activité sur ces derniers.

Le phénomène de la comparaison sociale

L’influence des médias Internet sur une personne est le plus souvent corrélée au phénomène de comparaison sociale – ce sont ses manifestations, avant tout, qui sont associées aux réseaux sociaux. Le phénomène de la comparaison sociale a été décrit par un psychologue américain Leon Festinger au milieu du 20e siècle. La comparaison sociale est inhérente à tout le monde et n’est pas un état clinique particulier où une personne regarde les autres et se rend compte à quel point ils sont mauvais. Dans ses écrits, Festinger a identifié plusieurs types de motivation pour se comparer aux autres. Tout d’abord, la motivation de l’auto-évaluation. Plus l’incertitude est grande dans la vie d’une personne, dans son environnement social, plus elle a tendance à s’évaluer en fonction des performances et des réalisations des autres. La deuxième motivation est l’épanouissement personnel, et la troisième fait référence à une augmentation de l’estime de soi. Ces types de motivations jouent un rôle dans les mécanismes de l’influence des réseaux sociaux sur la perception de soi et l’estime de soi d’une personne.

La dépendance aux réseaux sociaux

Il n’existe pas de diagnostic de “dépendance” à l’égard des médias sociaux. Le jeu et la dépendance aux substances sont reconnus comme des diagnostics distincts. Ainsi, les cliniciens ne sont pas encore d’accord pour dire que la dépendance excessive aux sites de réseaux sociaux est un trouble clinique, bien qu’il y ait certainement des éléments de dépendance dans cette condition. Les dépendances non chimiques sont différentes des dépendances chimiques : dans le premier cas, la substance à l’origine de la dépendance physiologique n’est pas ingérée. Mais la composante psychologique de la dépendance est toujours présente chez ceux qui utilisent fréquemment les réseaux sociaux :

  • Un attachement,
  • Une dépendance,
  • Un besoin obsessionnel d’expérimenter encore et encore cet état spécial où une personne entre facilement et sans effort dans un espace intéressant.

Dans ce cas, des processus chimiques se produisent dans le cerveau, qui s’accompagnent d’une certaine sensation de plaisir. Et lorsqu’une personne s’y habitue, elle éprouve un besoin obsessionnel de reproduire l’action encore et encore, et ressent un malaise si elle ne peut pas le faire. On peut alors parler de l’émergence de la dépendance.

L’effet des médias sociaux sur l’humeur

Les recherches sur les effets des réseaux sociaux sur une personne peuvent être divisées en deux groupes. Des travaux antérieurs ont porté sur la corrélation entre le temps passé sur les réseaux sociaux et le bien-être psychologique. Les résultats de ces travaux n’étant pas cohérents, les chercheurs ont alors commencé à différencier les types d’activités préférées des utilisateurs de réseaux sociaux. Il est apparu clairement que les personnes qui passaient beaucoup de temps sur les médias sociaux, à faire défiler passivement leurs flux et à se comparer aux autres, étaient plus sujettes aux troubles dépressifs. D’autre part, ceux qui utilisent les médias sociaux pour entretenir et renforcer leurs relations dans la vie réelle sont connus pour avoir des paramètres élevés de bien-être psychologique, tandis que ceux qui essaient de se faire de nouveaux amis par le biais des médias sociaux semblent moins bien lotis.

Il a été mentionné ci-dessus que l’une des fonctions de la comparaison sociale est liée à la motivation pour l’amélioration de soi. En effet, il n’y a rien de mal à ce que les gens regardent les autres et le bien qu’ils ont, qu’ils commencent à s’efforcer de l’obtenir et qu’ils agissent en conséquence. En soi, ce n’est pas destructeur. Nous qualifions de destructeur le fait qu’une personne passe beaucoup de temps de manière passive sur les réseaux sociaux et ne développe aucun de ses centres d’intérêt, car les réseaux sociaux représentent un énorme champ particulier pour développer une activité, qu’il s’agisse d’affaires, de créativité, de bénévolat ou de toute autre chose. Et cela pourrait bien correspondre à une amélioration des paramètres du bien-être mental et émotionnel.

L’impact des médias sociaux sur la qualité de vie

Les médias sociaux sont devenus un outil pratique de comparaison sociale : auparavant, il fallait sortir, nouer des relations, initier des rencontres, etc. Voir https://metalinks.net/ qui montre bien des exemples sur ce point

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